• Peintures Automnales

     

     

    Peintures Automnales



    Les derniers jours d'été s'en vont vers le déclin.
    Irrémédiablement, la saison abandonne sa place au bel automne.
    Son règne souverain pour trois mois s'installe et va, peu à peu,
    Par de chaudes couleurs, nous amener à la rêverie.
    Une douce nostalgie envahit nos esprits.
    Il y a comme un regret que l'été soit finit:
    Une brise légère lorsque descend le soir,
    Quelques petits orages sur la verte campagne
    Et la ronde des couleurs peut alors commencer.
    Automne sème la rouille sur les cimes des arbres
    Qui se couvrent d’or et d’ambre.
    Des incendies s’allument sur l’eau calme des lacs
    Et le soleil couchant gratifie l’horizon d’une teinte embrasée.
    La nature s’habille de mélancolie.
    Les bois sont silencieux et les rivières aussi.
    Les oiseaux migrateurs ont déjà pris leur vol
    Pour des pays lointains et il ne reste plus que quelques attardés.
    C’est le moment choisit par ce prince éphémère,
    Ce doux prince charmeur qu'est notre bel automne
    Pour rendre un doux hommage à son amie la terre.
    Les feuilles des grands arbres,
    Épuisées par trop de soleil, ont changé de couleur.
    Malmenées par des journées venteuses,
    Elles se détachent des branches qui jadis les portaient
    Puis, prises de folie, elles s'élancent brusquement,
    Dans une envolé et tourbillonnent sous les assauts du vent.
    Dans un dernier sursaut de vie, elles dansent avec lui
    Cette valse effrénée pour venir se poser sur le sol, rouge de plaisir,
    Telles des bouches vermeilles, dans un dernier baiser.

     

    N. GHIS.

     

    Texte écrit en 1958

    La Rose De Janvier 2016

     

    Souvenir d'une anecdote bien loin, dans mon enfance:

     

    L'idée de cette récitation ou poésie me vînt lorsque j'avais 11 ans. Je devais faire un texte de rédaction sur l'automne : ce que je fis. Le sujet n'était pas imposé ( et j'ai en horreur que l'on m'impose un thème : je me sens enfermée surtout si le thème imposé  ne m'inspire pas. ) Je laissais donc libre cours à mon imagination. La maîtresse fut si surprise qu'elle me demanda si la rédaction était entièrement de moi. Je répondis que oui. Que j’aimais le sujet et qu'il m'avait inspiré. Je fus, bien sûr, notée en conséquence de mon travail, ce qui me valu l’animosité de mes camarade de classe car j'excellais dans le domaine des rédaction sujet libre : Je n'aimais pas ce qui m'était imposé et ça n'a pas changé ! J'étais aussi très bonne en dessins et je peignais également très bien. dans les cours de dessins et de peinture, j'étais souvent exposée sur les murs des classes successives ou je me retrouvais propulsée... Ces situations auraient dû réussir à me rendre instable... et bien non ! Je résistais à la facilité de me laisser glisser vers le bas et prenait un malin plaisir à narguer le destin qui, a priori, aurait dû être miens. Ce fut là ma force : faire le contraire de ce que la vie avait programmé pour moi et contrecarrer ses plans.

    A cette époque, tous ce qui me permettait de m'évader du quotidien m'aidait à survivre dans ma vie de prés-adolescente qui n'était pas bien gaie. Pour m'échapper de la réalité, je me réfugiais dans mes rêves. A l'école (car j'adorais l'école) je me sentais bien loin de ce monde que je trouvais déjà cruel et impitoyable ! J'aimais mes professeurs et surtout, j'aimais me faire remarquer d'eux par de bonnes notes, un comportement irréprochable etc. J'avais besoin de reconnaissance car je me sentais ignorée de mes parents et de ma famille. J'étais inexistante pour eux. Je me vengeais donc sur le besoin d'excellence en tout ! Il fallait que je réussisse ! J'étais en vie ! J’existais ! Il fallait que je me fasse reconnaître comme une personne à part entière ! J'en avais le droit ! J'avais déjà conscience de ma valeur, même si je n'étais pas dans la conformité des jeunes de mon âge et que je ne rentrais pas dans "le moule".

    Pour tout ça, mes camarades de classe ne m'aimaient pas beaucoup parce que je ne me mêlais pas à elles. J'arrivais toujours en milieu d'année et je restais "La Nouvelle". Je n'arrivais pas à m'intégrer. Je préférais rester seules, car leurs jeux ne m'intéressaient pas. Lorsque je le pouvais, je restais souvent dans mon coin à lire ou à écrire. Mes professeurs ne me refusaient jamais d'être dispensée de récréation et lorsqu'ils me le permettaient, je restais dans la classe ou je m'adonnais à l'écrit ou à la lecture. C'était ma façon de m'évader : mon corps était à sa place; mais mon esprit le quittait régulièrement...

    J'ai écrit mes premiers poèmes et mon premier conte : j'avais 9 ans. Malheureusement, il fut perdu à cause de toutes les pérégrinations qu'a subit mon existence... Beaucoup de mes écrits se sont perdu, et mes peintures sur verre et velours aussi on été égarées. Je peignais sur du velours tendus. Je peignais sur des plaques de verre que je superposais pour donner de la profondeur et de la perspective à ma peinture. J'ai laissé beaucoup de choses derrière moi chez ma mère lorsque à 13 ans j'ai quitté la maison pour X raisons et que j'ai vécu un certain temps dans la rue puis en pensions ou en internats, je ne sais pas ce qu'en a fait ma mère puisque je ne l'ai rarement revu par la suite...

     

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  • Commentaires

    1
    Dimanche 1er Octobre à 21:21

    Bonsoir ma jolie Ghis Ghis. Magnifique ce texte yes Merci pour ton agréable coucou. Enorme pensée pour toi mon amie et gros bisous de Kannelia ♥♥

    2
    Mercredi 4 Octobre à 22:57

    Bonsoir Ghislaine,

    Il est magnifique ce poème et le tableau qui l'accompagne l'est tout autant. Bravo !

    Nous avons des point communs, toi et moi : j'aime écrire, en vers, en prose. J'aime la peinture également, la création graphique, mais je n'aime pas non plus les thèmes imposés. Tout comme toi,je m'y sens enfermée. Dès que l'on me  demande de créer à  partir d'un thème, je perds mon inspiration. 

    Tu as un grand talent poétique, Ghislaine. Tu laisses transparaître ton émotion à travers tes rimes. Nous la ressentons, nous la vivons, parce qu'elle nous parle. Continue à vivre ta passion sans contrainte, d'abord pour ton plaisir et pour le nôtre aussi, à nous qui te lisons.

    Belle et douce soirée à toi, mon amie.

    Gros bisous,

    Martine

     

     

    3
    Jeudi 5 Octobre à 09:09

    Bonjour

    merci de cette poesie automnale de ton enfance et des quelques souvenirs du passé,

    ah la nostalgie, on a toujours un regard tendre de nos années d'enfance

      • Jeudi 5 Octobre à 12:55

        Oui, Cette rédaction n'a jamais quitté mon esprit tellement j'était fière de la montrer à la maîtresse.



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