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    Le point de non-retour

     

     

    Le point de non-retour

     

    Le point de non-retour



    C'est un beau clair de lune propice à ma langueur,

    Mais je suis seule à l'admirer : il n'est pas là ce soir.

    Au clair de cette lune argentée, je sens battre mon cœur.

    Il est triste et il se perd comm' le font les cœurs solitaires.

    La beauté de ces nuits d'été parfumées, aux senteurs suaves

    Et enivrantes, parfums d'orient propices aux rêves amoureux,

    Toutes ces effluves sucrées me rappelant nos étreintes me font mal.

    Mes pensées vont loin par delà les déserts et les mers

    Et s'abîment dans les flots de mon désespoir.

    Il n'est plus à mes côtés, il ne cherche plus à me parler,

    Coupant ainsi le fil argenté qui nous reliait l'un à l'autre.

    L'automne est arrivée bien avant que sonne l'heure.

    Bien avant les frimas, son cœur s'est refroidi.

    Nos corps, bien avant les mots, ne se sont plus exprimés.

    Le temps est au beau fixe ; mais la froidure givre mon âme.

    L'heure n'est plus aux gestes d'amour enflammés.

    L'indifférence s'est installée dans la moiteur de l' été.

    La chaleur étouffante ne chauffe plus nos sens.

    C'est une triste fin pour une histoire trop romantique.

    Une triste fin pour un début si prometteur.

    Une triste histoire bercée de communes illusions.

    Une triste romance condamnée par le mots « Défense »

    Et qui finit par un point de non-retour.

    N. Ghis.

    Le point de non-retour

    Ecrit le 10 Juillet 2010

     

    Le point de non-retour


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    Souvenir de jeunesse

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    Déclaration

     

    Comme les pins qui brillent ou la rosée

    Qui recouvre les fleurs au matin,

    Et qui forme la fente perlée

    Qui glisse lentement et si bien :

     

    Une larme des tes yeux est née

    Pour briller encore un instants

    Avant de glisser lentement

    Sur ta joue douce à embraser.

     

    Comme les vers arbustes des campagnes

    Qui se dessinent à peine sur l’horizon

    Tu te courbes avec charmes

    Pour m’offrir des mélodies sans nom.

     

    Et comme les cailloux blanc des ruisseaux

    Écoutent le chant cristallin de l’eau

    Je gouttait avec délice les tendres échos

    De ton amour amour qui m’est si cher.

     

    Jean-Claude Lefebvre  1963

      

     

    Hier, en rangeant des  papiers de poésies très anciennes. J’ai retrouvé parmi des feuilles de vieux cahiers à spirales  jaunit par le temps, datant de 1963, un poème de Jean-Claude : mon premier amour de jeunesse. A cette époque, j’avais 15 ans : lui en avait 17.

    Avec une vie mouvementée comme celle que j'ai eu jusqu'à mes vingt ans, je ne croyais pas retrouver ce poème un jour. Le redécouvrir m'a  surprise et m'a rappelé ce beau jeune homme dont j'étais follement amoureuse.

    J'ai retranscris  son poème ici car  après de si longues années, avoir de nouveau cette poésie innocente entre les mains, arrive encore  à me  toucher, et ne pas en fixer définitivement le texte sur mon blog serait nier ma première histoire d'amour que dans un fond de ma mémoire, je n'ai jamais oublié. Qu'est t-il devenu ? Il a fait sa vie, j'ai fais la mienne, et j'espère pour lui qu'elle a été heureuse comme je le suis avec mon mari Jean-Michel. S'il a vécu, Il aurait aujourd'hui 72 ans.

    Nous étions sages à notre époque. nous nous touchions que du bout des yeux… et du bout des lèvres aussi... mais ce que nous ressentions était fort et nos baisers gagnaient en intensité sans pour autant toucher aux interdits.  Ce poème me rappelle tellement de choses de mes années de liberté qui n'ont pas été si nombreuses ! Cette poésie maladroite est né spontanément de son cœur (avec des petites fautes d'orthographe), traduisant ce qu’il ressentait pour moi. 

    Nous nous sommes aimés plusieurs mois, puis nous avons été séparés par la vie. Il m'est arrivé pendant longtemps de retrouver, dans mes rêves, Jean-Claude au détour d'une rue, de se reconnaître et de prendre des nouvelles de nos vies respectives, installés à la terrasse d'un café. Nous étions encore jeunes et nous cherchions à savoir, l'un, l'autre, ce que nous étions devenu. Étions-nous mariés ? Avions-nous des enfants ? Étions-nous heureux ? Puis le rêve s'effaçais sans avoir eu vraiment la réponse à nos questions. Un regret, pour moi, de ne jamais avoir pu donner une fin à notre histoire et à chaque fois, ce pincement au cœur...Les premières amours qui se terminent subitement, sans raison font très mal ! 

    N. Ghis

    Un premier amour ne s'oublie jamais...

     

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    Un premier amour  d'Isabelle Isabelle Aubret

     

     

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    Le Sonnet

    Il se décompose comme suit:

    14 vers en tout.

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    La vie, la mort.

     

    La vie est un roman austère ou fantaisiste

    Dont nul ne peut prévoir l'ordre et le dénouement

    Et le chemin suivi jusqu'au dernier moment

    Se fait dans un brouillard cotonneux qui persiste

     

    Si le frêle roseau plie au vent et résiste

    L'arbre est parfois détruit par l'aveugle élément

    Pour les uns, en plein jour, pour les autres nuitamment

    La mort vient ricaner, surgit à l'improviste.

     

    Chacun garde secret son meilleur souvenir

    L'enfance à des rayons que rien ne peut ternir

    La jeunesse et l'espoir de parvenir au faite...

     

    Mais comment refuser un instant de bonheur

    Quand l'amour, triomphant est le roi de la fête

    Et que n'apparaît pas l'ombre d'un rançonneur.

     

    N. GHIS.

     

    En principe, on ne doit pas employer deux fois le même mot.

    Je vous souhaite bon amusement et beaucoup de patience

    En apprenant les principes de base et règles fondamentales de la poésie;

    Mais ce n'est pas une obligation! (sourire)

     

    N. Ghis. 


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    L’Âne et la feuille



    Un âne, d’un pas nonchalant, broutait l’herbe jaunie du champ.

    Il s’en allait déci, delà, levant la tête par-ci, par-là,

    Accompagnant ses pas trop lents, sa queue tapant sur ses flancs.

    Une feuille, un peu plus loin, voyait venir sur elle sa fin.

    Elle redoutait de voir bientôt ce bon vieil âne un peu lourdaud

    Se rapprocher prêt de l’endroit où elle avait chuté, je crois.

    La vie d’un âne dans un pré est très banale, je le sais,

    S’il n’y avait, de temps en temps, les farces de monsieur le vent.

    Le vent farceur, on le sait bien, adore jouer souvent d’un rien

    Et,par malice, il a soufflé sur dame feuille qui est tombée.

    -" Monsieur l’âne, gémit-elle.

    Arrêtez ! Je suis fragile et suis tombée !

    Éloignez-vous de mes quartiers !

    Je vous en prie ! 

    Changez de route, car les sabots qui vous supportent

    Sont bien trop dur et me tueront,

    Si vous ne faites pas attention !

    L'automne est arrivée !

    Du peut de sève qu’il me reste,

    Dépend que ma fin soit plus douce !

    Maintenant que je suis à terre,

    Vous seul avez le pouvoir d'alléger mon sort !

    Je suis en train d’agoniser et j’implore votre sagesse !

    Ma vie me quitte doucement, car je suis séparée du bras qui me fît telle que je suis !

    Bientôt je serai feuille morte. Il ne faut pas me piétiner !

    Laissez moi mourir en paix et finir comme il se doit ! "

    Notre âne, un peu interloqué, cherchant des yeux la toute petite voix, l’aperçu juste au "pieds" de ses sabots. Il s’arrêta net et devant la minuscule petite chose, et comprit que si dame feuille parlait, c’est que fée nature en avait décidé ainsi. Pourquoi, d’ailleurs, ne serait-elle pas douée de parole? Après tout, comment se défendre si l’on ne peut s’exprimer? Notre âne n'était qu'un baudet; mais se devait de ne pas abréger, même par inadvertance, l’existence d’autrui si insignifiante soit-elle.

    Moralité

    Parce qu'il y a une moralité à cette histoire qui devrait faire son chemin dans le cœur des hommes de bonne volonté.

    Est-ce qu'il y a encore des personnes qui veulent faire des efforts pour protéger tout ce qui vit sur cette terre? Les animaux comme la nature sont complémentaires: ils ont besoin d'elle comme elle a besoin d'eux!

    L’homme est ni plus ni moins qu’un animal surdoué grâce à l’évolution des espèces. Lui aussi dépend des bienfaits que procure la nature. Il se doit de la respecter et de la protéger; mais il ne veut rien voir, rien entendre et il ne fait que gaspiller le potentiel nourricier que la planète lui dispense avec générosité.

    Il dégrade et pollue notre mère nature sans se soucier de la beauté de celle-ci. Notre planète est vivante et nous la tuons par notre égoïsme et notre inconscience! Si l'homme voulait enfin comprendre? S’il voulait faire un retour sur lui-même et reconnaître enfin ses torts! Alors, Nature saurait lui rendre ce qu’il sait si bien lui prendre: sa pureté et enfin, sa beauté ; mais qu'il prenne garde en se croyant le maître de tout ce qui vit sur la planète, qu'un beau jour, elle ne se retourne contre lui et qu'avec sa colère, telle qu'elle sait en faire bien plus souvent depuis qu'elle se sent attaquée de tous côtés, elle ne réduise l'homme au silence à tout jamais... A tous ceux qui se prennent pour les rois du mondes : les dictateurs pour leurs profits, les pollueurs pour leur sans gêne, ( et la pollution concerne pas mal de monde : autant dire, tout le monde ! ) L'être humain est fautif à des échelles différentes ; mais nous avons tous notre part de fautes envers la planète qui est, pour ce jour, notre seul vaisseau spatial ! 

     Alors, Comprends qui veut ; mais  prenez garde qu'il ne soit déjà trop tard pour changer quelque chose à notre façon de faire, car l'être humain est égoïste et ne pense pas plus loin que le bout de son nez ! Un jour, il sera trop tard...

    N. GHIS.  

      

    La main et la plume : Texte écrit en 2017

     


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    Peintures Automnales


    Les derniers jours d'été s'en vont vers le déclin.
    Irrémédiablement, la saison abandonne sa place au bel automne.
    Son règne souverain pour trois mois s'installe et va, peu à peu,
    Par de chaudes couleurs, nous amener à la rêverie.
    Une douce nostalgie envahit nos esprits.
    Il y a comme un regret que l'été soit finit:
    Une brise légère lorsque descend le soir,
    Quelques petits orages sur la verte campagne
    Et la ronde des couleurs peut alors commencer.
    Automne sème la rouille sur les cimes des arbres
    Qui se couvrent d’or et d’ambre.
    Des incendies s’allument sur l’eau calme des lacs
    Et le soleil couchant gratifie l’horizon d’une teinte embrasée.
    La nature s’habille de mélancolie.
    Les bois sont silencieux et les rivières aussi.
    Les oiseaux migrateurs ont déjà pris leur vol
    Pour des pays lointains et il ne reste plus que quelques attardés.
    C’est le moment choisit par ce prince éphémère,
    Ce doux prince charmeur qu'est notre bel automne
    Pour rendre un doux hommage à son amie la terre.
    Les feuilles des grands arbres,
    Épuisées par trop de soleil, ont changé de couleur.
    Malmenées par des journées venteuses,
    Elles se détachent des branches qui jadis les portaient
    Puis, prises de folie, elles s'élancent brusquement,
    Dans une envolé sans fin, tourbillonnant sous les assauts du vent.
    Dans un dernier sursaut de vie, elles dansent avec lui
    Cette valse effrénée pour venir se poser sur le sol, rouge de plaisir,
    Telles des bouches vermeilles, dans un dernier baiser.

     

    N. GHIS.

     

    Texte écrit en 1958

     

    Souvenir d'une anecdote bien loin, dans mon enfance:

     

    L'idée de cette récitation ou poésie me vînt lorsque j'avais 11 ans. Je devais faire un texte de rédaction sur l'automne : ce que je fis. Le sujet n'était pas imposé ( et j'ai en horreur que l'on m'impose un thème : je me sens enfermée surtout si le thème imposé  ne m'inspire pas. ) Je laissais donc libre cours à mon imagination. La maîtresse fut si surprise qu'elle me demanda si la rédaction était entièrement de moi. Je répondis que oui. Que j’aimais le sujet et qu'il m'avait inspiré. Je fus, bien sûr, notée en conséquence de mon travail, ce qui me valu l’animosité de mes camarade de classe car j'excellais dans le domaine des rédaction sujet libre : Je n'aimais pas ce qui m'était imposé et ça n'a pas changé ! J'étais aussi très bonne en dessins et je peignais également très bien. dans les cours de dessins et de peinture, j'étais souvent exposée sur les murs des classes successives ou je me retrouvais propulsée... Ces situations auraient dû réussir à me rendre instable... et bien non ! Je résistais à la facilité de me laisser glisser vers le bas et prenait un malin plaisir à narguer le destin qui, a priori, aurait dû être miens. Ce fut là ma force : faire le contraire de ce que la vie avait programmé pour moi et contrecarrer ses plans.

    A cette époque, tous ce qui me permettait de m'évader du quotidien m'aidait à survivre dans ma vie de prés-adolescente qui n'était pas bien gaie. Pour m'échapper de la réalité, je me réfugiais dans mes rêves. A l'école (car j'adorais l'école) je me sentais bien loin de ce monde que je trouvais déjà cruel et impitoyable ! J'aimais mes professeurs et surtout, j'aimais me faire remarquer d'eux par de bonnes notes, un comportement irréprochable etc. J'avais besoin de reconnaissance car je me sentais ignorée de mes parents et de ma famille. J'étais inexistante pour eux. Je me vengeais donc sur le besoin d'excellence en tout ! Il fallait que je réussisse ! J'étais en vie ! J’existais ! Il fallait que je me fasse reconnaître comme une personne à part entière ! J'en avais le droit ! J'avais déjà conscience de ma valeur, même si je n'étais pas dans la conformité des jeunes de mon âge et que je ne rentrais pas dans "le moule".

    Pour tout ça, mes camarades de classe ne m'aimaient pas beaucoup parce que je ne me mêlais pas à elles. J'arrivais toujours en milieu d'année et je restais "La Nouvelle". Je n'arrivais pas à m'intégrer. Je préférais rester seule, car leurs jeux ne m'intéressaient pas. Lorsque je le pouvais, je restais souvent dans mon coin à lire ou à écrire. Mes professeurs ne me refusaient jamais d'être dispensée de récréation et lorsqu'ils me le permettaient, je restais dans la classe ou je m'adonnais à l'écrit ou à la lecture. C'était ma façon de m'évader : mon corps était à sa place; mais mon esprit le quittait régulièrement...

    J'ai écrit mes premiers poèmes et mon premier conte : j'avais 9 ans. Malheureusement, il fut perdu à cause de toutes les pérégrinations qu'a subit mon existence... Beaucoup de mes écrits se sont perdu, et mes peintures sur verre et velours aussi on été égarées. Je peignais sur du velours tendus. Je peignais sur des plaques de verre que je superposais pour donner de la profondeur et de la perspective à ma peinture. J'ai laissé beaucoup de choses derrière moi chez ma mère lorsque à 13 ans j'ai quitté la maison pour X raisons et que j'ai vécu un certain temps dans la rue puis en pensions ou en internats, je ne sais pas ce qu'en a fait ma mère puisque je ne l'ai plus revu par la suite...

     


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