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    Détermination

    Sur cette photo j'ai 20 ans (1967) et cela faisait tout juste un un an que j'étais sortis du Bon Pasteur d'Arras, dans le nord le la France. Lorsque je suis sortie de ce pensionnat, avec mes diplômes en poche, j'ai été embauché tout de suite comme hôtesse d'accueil dans un grand drugstore américain.

    C'est aussi l'époque ou je n'étais pas loin de rencontré mon cher mari

    Jean-Michel qui était un tout jeune pompier professionnel à Versailles. Nous nous sommes rencontré à la mi-septembre 68 et nous nous sommes mariés le 11 janvier 1969 : je n'avais pas encore 22 ans.

    Lorsque j'ai écris cette poésie, je ne le connaissais pas encore.

    Je peux dire aujourd'hui que j'ai réussi pleinement ma vie. Ho! Ce ne fut pas facile tous les jours car l'argent manquait déjà à cette époque; mais à force de caractère et de ténacité, nous avons réussi tout ce que nous avons entrepris. Il suffit de vouloir pour pouvoir et surtout savoir ce que l'on veut faire de sa vie!...

     

    Détermination

     

    Détermination

     

    Par delà les remparts d'une vie incertaine.

    Au bout des souvenirs gravés dans ma mémoire

    Et le long des sentiers et chemins de ma vie:

    J'essaie de découvrir pourquoi je suis ici.

     

    Au détour d'un soupir trop longtemps contenu.

    Dans le cœur révolté d'une jeune fille incomprise

    Refusant de devoir être une femme soumise:

    J'essaie de deviner ce que sera ma vie. 

     

    Je recherche une trêve entre la vie et moi.

    Je chercherai sans trêve ce pourquoi je suis là.

    Je n'ai pas eu la vie dont je rêvais enfant!

    Ce n'est pas cette vie dont je veux maintenant.

     

    Je veux vivre mes rêves! Connaître tout de moi,

    Et deviner l'envers de ce qui est l'endroit.

    Quelque part est caché la clef de ce mystère

    Et j'irai la chercher jusque dans l'au-delà. 

     

    Chaque fois que mon cœur se laisse apprivoiser,

    Je rêve d'un amour qui serait partagé,

    Mais quand je suis déçue, mes désespoirs bafoués:

    Je referme ma porte aux serments déguisés.

     

    Et, par delà mes peines, mes espoirs et mes peurs,

    Par delà mes erreurs et mes rancœurs tenaces

    Bien plus que mes efforts pour mieux sauver la face,

    Je cherche à découvrir qu'elles seraient mes erreurs.

     

    Je ne veux pas d'amour qui ne s'rait que mensonge !

    Je veux vivre un amour sincère, sans tromperie !

    Un concentré d'amour dont je veux profiter.

    Un concentré d'amour trop longtemps refréné.

     

    Au fil du temps passé sur mes années  perdues.

    Dans l'existence morne d'une enfance meurtrie.

    Dans les yeux de la fille que j'aurai voulus être.

    Dans la plate existence d'une fille sans amis.

     

    Dans tout ce que je suis. Dans tout ce que je fais.

    Dans ce qui fait ma vie présente et imparfaite.

    Dans ce qui reste en moi intériorisé :

    J'essaie de découvrir ce que me veut la vie.

     

    Elle me doit l'amour ! J'ai le droit d'être aimée !

    J'ai le droit de rêver, d'avoir des émotions !

    Je veux vivre un bonheur sur lequel j'ai des droits !

    J'ai trop besoin d'amour, j'ai tant besoin de ça !

     

    N.GHIS.

    Détermination

    Texte écrit en 1967

    La Rose De Janvier 2016


    Détermination


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    Doux fantasme de mes nuits



    La nuit, je rêve que je me glisse lentement dans ta couche,

    Et sous la clarté de la lune, paisiblement endormie, je te regarde.

    Je devine tes dunes laiteuses et tes courbes affolantes.

    Doucement, je soulève le drap de satin

    Qui me cache les contours de ce corps que je désire ardemment.

    Tu es ma déesse à la peau d'albâtre douce et satinée! 

    Ma main frôle la tiédeur de cette peau que je caresse,

    Et tu t'éveilles sous mon contact.

    Tu m'accueilles en m'offrant ta nudité et tes lèvres amoureuses.

    Exalté, je suis emporté par l'envie que j'ai de toi.

    Je pose ma bouche délicatement sur tes lèvres qui,

    Dans ton sommeil léger, me sont offertes,

    Douces, vanillées, pulpeuses tel un fruit mûr au goût de miel.

    Tes petits seins se dressent comme une invite à mon désir.

     Délicatement, ma langue en titille les bouts qui se durcissent.

    Le rose de tes mamelons m'attendrit et me trouble.

    Ils semblent si fragiles, si petits, si attendrissants!

    Tu soupires, tu gémis, tu languis et m'invites à te prendre.

    Mes doigts se perdent dans ta blonde chevelure soyeuse

    Et je respire ton parfum si doux qui m'ensorcelle.

    Tes cuisses et tes jambes sont longues, fines et sculpturales.

    Mes mains cherchent ton hymen secrètement cachées

    Dans le triangle soyeux de ta féminité qui allument mes ardeurs.

    Je ne peux plus résister.

    Ma verge se tend et te pénètre lentement, délicatement,

     Attisant ton désir qui s'offre à la douceur de mes gestes

    Qui te transportent et te fait t'abandonner au plaisir.

    Je suis à ton écoute et tes plaintes étouffées m'enhardissent.

    Commence, alors, ce lent et douloureux vas et viens attisant notre plaisir.

    Tes reins se cambrent et me font comprendre tes attentes.

    Je ressens ce mélange de douleur et de douceur qui me traverse

    Et me pousse à t'en aimer que plus fort.

    Notre désir est au bord de son accomplissement

    Qui fait naître en nos corps ces sensations tant espérées

    Que seul l'amour peut apporter dans la plénitude

    D'une jouissance mutuelle de deux êtres qui s'aiment.



    N.GHIS.



    Texte écrit le 27 Juin 2001

    La Rose De Janvier

    ******

     

    Poème érotique : Poème Fiction



    "Je suis femme et quand on est femme,

    ces choses là ne se disent pas"

    Ah! Oui! Et bien moi, j'ose les dire!

    Comme dans l'amour, le côté masculin féminin se rencontre

    Et pour quelle raison les femmes n'oseraient-elles pas parler de l'acte d'amour

    Comme le ferait un homme avec des mots certainement moins poétiques

    que je ne sais le faire?...

    Je revendique mon appartenance aux deux sexes,

    parce que dans chaque homme,

    sommeil un côté féminin même s'ils s'en défendent, et "vis et versa".


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    « Ô ! Temps! Ô ! Vieillesse ennemie! »

    Tic Tac Tic Tac

    Tout à la joie d'une naissance,

    Que déjà, nous sommes sous l'emprise du temps...

     

    Temps

     

    Temps !

    Que fais-tu de ma jeunesse ?...

      

    A peine nouveau né que déjà les heures s'usent.
    Sans nous en rendre compte nous avons vingt ans.
    Se fichant bien de l'âge  jeunesse  s'amuse,
    Cependant que l'on joue, tourne la roue du temps.


    L'innocence s'enfuit, sans bruit, à tire d'ailes.
    Inéluctablement, nos vies comptent les ans.
    Invincible on se sens et les femmes sont belles!
    On profite et l'on vit tout en prenant son temps.


    Que nous importe l'âge sonnant nos quarante ans!
    On fait encore partie de cette belle jeunesse!
    Déjà nos traits se fanent et les rides nous stressent
    Quand l'horloge du temps marque nos cinquante ans.


    Ne nous résignant pas à cette heure fatale,
    Les crèmes salvatrices cachent nos cheveux blancs.
    Mais les rides et ridules sur notre peau s'installent:
    Ce que nous laissons faire à nos corps défendant.


    Plus nos rides se creusent faisant fuir nos printemps,
    Moins nous avons envie de fêter soixante ans.
    Nos projets, nos envies, nos rêves et nos pensées,
    Sont encore bien présents en nos cœurs affolés.


    La femme se veut jeune; mais elle voit sont automne
    S'avancer, lentement, pour ne pas lui faire peur.
    L'été qui réchauffait son corps, point ne demeure
    Et sa peau se flétrie et son teint devient morne.


    " — Sont-ce mes cheveux blonds qui sont devenues blancs,
    Ces rides et ces sillons qui creusent mon visage
    Ou ma vie qui s'enfuit sur les ailes du vent
    En provoquant ma peur de faire enfin mon âge?


    Laissez-moi, mes enfants. Mon hiver est venu.
    Je vais donc vous quitter car, pour moi, sonne l'heure.
    Je ne veux pas de pleurs, de larmes ni de fleurs.
    Je ne veux que dormir. Déjà, je ne suis plus ".

     

    N. GHIS.

     

    Photo de La main et la plume. 

    Texte écrit en Octobre 2009

     Que fais-tu de ma jeunesse?

     

    Koyolite Tseila (site web) Le 15/03/2010

    Chère Ghis,

    Graphiquement, votre site est très plaisant, très agréable. Et quel bonheur de découvrir vos rubriques et vos textes! Vous avez une bien belle plume! Félicitations! J'ai également été très touchée en apprenant ce qu'il vous était arrivé dans votre petite enfance. J'espère vraiment que vous arrivez à vivre sans que votre passé vous perturbe à présent?...
    Encore bravo : votre site est une oasis de douceur et de poésie au milieu de mon quotidien.

    Bonne continuation et au plaisir, Koyolite Tseila

     

    sceau copyright 

     

      

    Temps


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    Je n'avais que 18 ans lorsque j'ai écris ce poème et j'étais en interna:

    les sœurs s'occupaient de cette institution.

    Je devais, jusqu'à ma majorité, y demeurer; mais j'en suis sortie à l'âge de 19 ans

    parce que le foyer "Du Bon Pasteur" d'Arras fermait.

    Il pleut sur ma vie

     

    Il pleut sur ma vie

     

    Il pleut sur la ville comme il pleut sur mon cœur.

    Quelle est cette tristesse qui envahit mon cœur?

    Il pleut sur la ville comme il pleut sur mon cœur.

    Serait-ce de la pluie que me vient ma tristesse?

     

    Je suis comme une plante qui se meurt, alanguie.

    Qui peut m’intéresser? Qui puis-je intéresser?

    Je me sens vide et seule. Mon horizon est noir.

    Le nez à la fenêtre, je regarde le soir

     

    Qui tombe lentement tandis que la pluie cesse.

    Et il pleut dans mon cœur. Et il pleut dans mes nuits.

    Pourquoi rester ici perdue sur cette terre?

    Quelle en est la raison? Quel est ce grand mystère?

     

    Mon cœur est impatient. Mon corps est impatient !

    J’ai tant d’amour en moi que je ne peux donner.

    C’est pour ça que j’ai mal. Pour ça que je suis triste.

    Et défilent mes nuits où les heures passent et fuient.

     

    Je me sens vide et seule. Mon horizon est noir.

    Le nez à la fenêtre, je regarde le soir

    Qui tombe lentement tandis que la pluie cesse.

    Et il pleut dans mon cœur. Et il pleut dans mes nuits.

     

    Le vide est dans ma vie et je suis solitaire.

    Devrais-je rester là, une âme en perdition?

    Ne viendra-t-il personne pour prendre soin de moi?

    Mais viendra-t-il cet homme que je ne connais pas?

     

    J’aimerais un ami. Connaître un jour l’amour!

    Apprécier le bonheur d' être aimée par un homme...

    La pluie s’est arrêtée; mais je pleure dans mon lit.

    Mais je pleure dans mon cœur… et il pleut sur ma vie. 

     

    N. GHIS.

    Il pleut sur ma vie : 

     

     


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    La mère qu'elle n'a pas été



    Femme et mère, jeune encore et souvent éprouvée,

    J'ai certains souvenirs profondément gravés

    Dans les plis de mon front qu'ont creusé mes pensées

    Et qui font deviner bien des choses passées.

     

    Mon existence me dit d'oublier mon enfance :

    Ces mois, très solitaires, dans des pensions hostiles

    Quand, ne pouvant gérer seule mon existence,

    Ma mère m'abandonnait pour des raisons futiles.

     

    Je souffrais de l'absence de cette mère volage

    Qui m'écrivait toujours qu'elle était en voyage,

    Qu'elle ne pouvait pas me consacrer du temps

    Mais qu'elle m'aimait, pourtant! Et elle signait:" Maman."

     

    De longs mois j'attendais les dimanches sa venue

    Guettant, folle d'angoisse sa silhouette aimée,

    Jalouse et malheureuse de la joie imprévue

    D'une autre camarade qu'on venait visiter.

     

    Le soir de ces visites clôturait mon espoir

    D'embrasser cette mère au corps insaisissable

    Et je me consolais en sentant son mouchoir

    Empreint de son parfum si doux ! Si impalpable !

     

    Dans mon lit de pension, je pensais à ma mère

    Et revivais les heures : ces doux moments prés d'elle ;

    Mais, quand j'ouvrais les yeux, ce n'était que chimère

    Et mon cœur en voulait à cette mère cruelle !

     

    Bien souvent, j'ai touché le fond du désespoir

    Quant, au hasard des nuits, le cafard me prenait.

    Sur mon lit de ferraille, dans le noir, je pleurais

    En fixant, sans la voir, la veilleuse du dortoir.

     

    Les pleurs n'avaient pas cours dans ces pensions sans nom.

    Nous n'avions pas le droit de nous laisser aller.

    Nous étions surveillées et gare aux punitions

    Pour celles que l'on prenait, dans un coin, à pleurer.

     

    Je me souviens d'un soir où le cœur en lambeaux,

    Mon esprit submergé par la mélancolie,

    Les yeux mouillés de larmes et mon âme meurtrie,

    Je ne pus endiguer un flot de gros sanglots.

     

    Bien entendu, je fus, sur l'heure même, punie :

    Mise dans un cachot sombre, froid et réduit

    Où je restais trois jours dans le noir et la faim,

    N'ayant, pour nourriture, que de l'eau et du pain.

     

    Pour une simple toilette, on venait me chercher

    J'allais me soulager deux à trois fois par jour,

    Toujours accompagnée par " sœur trousseau de clefs "

    Que je nommais ainsi, surtout pas par amour !

     

    Je n'avais que huit ans à cette époque-là ;

    Mais le cœur d'un enfant, à cet âge, n'oublie pas !

    J'ai passé mon enfance à attendre ma mère

    Qui n'a su qu'être femme ; mais jamais être mère.

     

    Est-ce que je lui en veux ? Oui. J'ai de la rancune.

    Tout ce que j'ai souffert quand j'étais solitaire,

    S'en ai t-elle rendu compte ? En a t-elle amertume ?

    Qu'elles étaient ses pensées ? Je préfère me taire.

     

    Lui ai-je pardonner ? Je ne saurai vous dire.

    Le temps et la distance m'ont fait " des-souvenir "

    Des traits de son visage, imperceptible image,

    Qui n'est plus qu'incertaine au détour d'un nuage...

     

    Ces années de pensions, je les lui dois : amères.

    Que de larmes perdues baignant mes déceptions !

    Ses absences de ma vie, ses retours, ses " Pardon ! "

    N'étaient que des mensonges pour calmer mes colères.

     

    Je suis devenu femme et je me suis mariée.

    J'ai eu deux beaux enfants que j'ai su cajoler.

    Un mari exemplaire, une vie bien rangée,

    On fait de moi la mère qu'elle n'a pas été.

     

    N. GHIS.

    Images

    Texte écrit en 1979

    ** Le parfum de ma mère était « le N° 5 De Chanel » J'ai gardé d'elle son parfum... Le regret d'avoir eu une mère volage, irresponsable, égocentrique, charmeuse envers les hommes. Elle était femme, mais pas mère. Mais je l'aimais envers et contre tout. C'est ce qui fait le plus mal. Le traumatisme fut grand pour moi ; car l'amour d'une mère est important pour un enfant. Chaque fois qu'elle me laissait dans une famille d'accueil ou en pension chez les sœurs pour vivre sa vie.  Je pleurais toutes les larmes de mon corps.  J'ai adoré ma mère autant qu'elle m'a fait pleurer... Lorsqu'elle s'en est allée de mort brutale en Belgique où elle résidait, je n'ai pas pu pleurer : je n'avais plus de larmes. Je n'ai pas été à son enterrement non plus : elle m'était devenu étrangère...

      Ghislaine.


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