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    Sous la pluie de Paris

     

    Sous la pluie de Paris

    Sous la pluie de Paris

    (Texte libre)



    J'aime la pluie qui tombe sur tes lunettes

    Et qui te fais cligner des yeux.

    J'aime la pluie qui mouille nos cheveux

    Et qui trempe nos vêtements.

    Tout en nous promenant sur les quais de seine,

    Nous regardons les bouquinistes fermer leurs étales

    Sous cette pluie diluvienne qui arrose les livres.

    Il n'y a plus rien à voir à part la grisaille du jour.

    Avenue des Champs Elysées, sous cette pluie battante,

    Nous flânons devant les vitrines illuminées des  grands magasins,  

     Puis, nous nous arrêtons un instant pour nous embrasser.

    Notre périple nous entraîne à travers tout Paris!

    Absorbés  par notre joie de vivre, nous n'avons pas vu les heures s'écouler.   

    Le jour décline doucement et la pluie semble vouloir s'arrêter.

    Sur les boulevards, main dans la main, nous reprenons notre marche hasardeuse

    Tout en nous amusant à sauter dans les flaques d'eau.

    Devant le nez des autos qui klaxonnent pour nous rappeler à l'ordre,

    Nous traversons les grands carrefours en riant de nos bêtises

    Et toi, comme un grand gosse provocant, tu ris

    Je ris aussi et comme des enfants qui se moquent du temps

    Nous nous moquons de la pluie, nous nous moquons des ennuies

    Et tant que durera le temps de prendre le temps de s'amuser d'un rien

    De s'amuser de tout comme le font les enfants de vingt ans,

    On s'aimera sous la pluie! On dansera sous la pluie!

    Sous des milliers de gouttes de pluie! Des milliers de gouttes de vie!...

    J'aime la pluie qui tombe sur tes lunettes et qui te fait cligner des yeux!

    Nous sommes des fous de la pluie sur Paris! Des giboulées de mars!

    Nous sommes des fous des pluies de printemps!

    J'aime que l'on se promène sous la pluie qui tombe averse sur Paris:

    Nous sommes l'âme de Paris! Nous, les gavroches de la vie.

     

    N.Ghis.

    Sous la pluie de Paris

    Texte écrit en Mars 1992.

    Aujourd'hui «La Rose De Janvier» 2016 

    Sous la pluie de Paris


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    Au jardin de vénus

     

    Au jardin de vénus



     Quelle félicité de venir dans ton jardin d'éden!

    Voyager plus loin que mes désirs et mes ardeurs, quelle belle journée!

    Tu m'enivres doucement par ton essence et tes effluves.

    Tu permets que je me délecte de tes attraits aux formes délicates,

    Tu me désaltères de ton suc que je goûte par petites lampées.

    Tu laisses mon corps s’enduire de la poudre enchanteresse de ta peau,

    Abreuver ma bouche de ta délicieuse liqueur florale,

    Me délecter et m'enivrer de ton parfum vanillé

    Et deviner battre ton coeur à travers ses pulsations * «fleurine».

    Tu m'enlaces telle une liane qui me veux prisonnier de tes charmes.

    Tu laisses des traînées de pollen parfumées sur tout mon être brûlant,

    Et je me perd dans ta toison végétal pourm'abandonner à ta volontés,

    Tu m'affoles et je me noie dans tes atours qui m’enveloppent,

    Je respire la douces exhalaisons de ce parfum qui m'attire irrésistiblement.

    Lorsque tu m’apparais au milieu de cette jungle"Orchidienne"

    Dans la transparence incertaine d'une brume légère et matinale

    Me laissant entrevoir ta douce féminité,

    Tu me laisses m'égarer dans ta délicieuse floraison

    Et je suis comme envoûté au bord du lac de mes émotions.

    Petite fée aux dangereuses formes gracieuses et pleines!

    J'attouche avec délice ta beauté couleur changeante.

    Et découvres ton hymen à mon envie de te rejoindre!

    Pourquoi lutter contre ce désir de m'unir à toi?

    Tu m'animes d'un ardent besoin de te féconder

    En me fondant en toi, frémissant de volupté.

    Te connaître mieux me rend impatients.

    Ma douce nymphe au contours gracieux!

    Je suis ton serviteur. M'unir à toi, est là on seul désir!

    Accordes-moi le droit de goûter à ton intimité offerte.

    Je ne suis là que pour l'honorer de ma semence voyageuse.

    Divine fleur!Ma vie est brève!Deux jours me séparent de la fin.

    Je frissonne et m'enfièvre! Fais-moi boire à ta coupe enchantée

    Pour ne plus que désirer la fin qui m'est dû de mourir à tes pieds...

     

    N. Ghis.

    Au jardin de vénus

     

    Texte écrit en décembre 2015

    Aujourd'hui «La rose De Janvier» 2016

      

    Au jardin de vénus


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  • Poème      

      

    Je t'écrirai...

     

    Je t'écrirai avec de l'eau vive

    coulant de mes veines,

    Pour mieux te faire sentir

    combien mon sang est poésie.

    Je t'écrirai à l'encre rouge de mon sang:

    Ruisseau d'eau vive qui maintient mon corps en vie.

    Je t'écrirai avec ce sang qui fait battre mon cœur

    Lorsque je te vois sans oser t'aborder, te parler.

    Je t'écrirai... Oui, je t'écrirai ! Je t'écrirai

    Lorsque j'oserai te dire la douleur

    Que je ressens à t'aimer en secret.

    Lorsque j'oserai te confier simplement

    Cet amour qui brûle en moi depuis si longtemps

    Tel un brasier qui me détruit de l'intérieur

    Et me fait mal de ne pouvoir te le crier !

    Je t'écrirai avec l'eau vive du torrent

    De mots que je n'ose te dire,

    A l'encre invisible de mes sentiments

    Ignorés de toi par ma faute, et ma faiblesse

    Parce que je ne peux pas; parce que je n'ose pas.

    Je t'écrirai u soir, un matin, un jour, une nuit,

    Quand mon sommeil tardera à venir,

    Lorsque je n'aurais plus la force de souffrir,

    Plus la force rester en ta présence, te regarder,

    Et garder en moi que ce mal de toi;  

    Cette  fulgurante envie qui me ronge,

    Et qui tôt ou tard, aura raison de mon silence.

     

    N. GHIS

     

                   

    Texte écrit en mars 2010

    Aujourd'hui: " La rose De Janvier"2016