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    Peintures Automnales

     

    Souvenir d'une anecdote, bien loin, dans mon enfance.

     

    Peintures Automnales

    J'aime la saison d'automne!

     

    "L'idée de cette récitation me vînt lorsque j'avais 11 ans. Je devais faire un texte de rédaction sur l'automne: ce que je fis.  Le sujet n'était pas imposé et je laissais libre cours à mon imagination... La maîtresse fut si surprise qu'elle me demanda si la rédaction était entièrement de moi. Je répondis que oui. Que j’aimais le sujet et qu'il m'avait inspiré. Je fus, bien sûr, notée en conséquence de mon travail, ce qui me valu l’animosité de mes camarade de classe car j'excellais dans ce domaine et tous ce qui me permettait de m'évader du quotidien m'aidait à survivre dans ma vie d’adolescente déjà bien éprouvée"...

    Peintures Automnales

    Peintures Automnales

    Les derniers jours d'été s'en vont vers le déclin.
    Irrémédiablement, la saison abandonne sa place au bel automne.
    Son règne souverain pour trois mois s'installe et va, peu à peu,
    Par de chaudes couleurs, nous amener à la rêverie.
    Une douce nostalgie envahit nos esprits.
    Il y a comme un regret que l'été soit finit:
    Une brise légère lorsque descend le soir,
    Quelques petits orages sur la verte campagne
    Et la ronde des couleurs peut alors commencer.
    Automne sème la rouille sur les cimes des arbres
    Qui se couvrent d’or et d’ambre.
    Des incendies s’allument sur l’eau calme des lacs
    Et le soleil couchant gratifie l’horizon d’une teinte embrasée.
    La nature s’habille de mélancolie.
    Les bois sont silencieux et les rivières aussi.
    Les oiseaux migrateurs ont déjà pris leur vol
    Pour des pays lointains et il ne reste plus que quelques attardés.
    C’est le moment choisit par ce prince éphémère,
    Ce doux prince charmeur qu'est notre bel automne
    Pour rendre un doux hommage à son amie la terre.
    Les feuilles des grands arbres,
    Épuisées par trop de soleil, ont changé de couleur.
    Malmenées par des journées venteuses,
    Elles se détachent des branches qui jadis les portaient
    Puis, prises de folie, elles s'élancent brusquement,
    Dans une envolé et tourbillonnent sous les assauts du vent farceur.
    Dans un dernier sursaut de vie, elles dansent avec lui
    Cette valse effrénée pour venir se poser sur le sol, rouge de plaisir,
    Telles des bouches vermeilles, dans un dernier baiser.

     

    N. GHIS

    Texte écrit en 1958.

    Peintures Automnales


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    Souvenirs d'enfance

     

    Souvenirs d'enfance

     

    Souvenirs d'enfance



    Insouciante et femme enfant

    J’aimais les matins d’été

    Quand pointait le jour naissant

    Pour aller me promener.



    La rosée, ces matins là,

    Emplissait mes yeux d’étoiles

    Et déroulait sous mes pas

    Son grand tapis de cristal.



    Le soleil qui se levait

    Réchauffait mon cœur, mes mains.

    Toutes les fleurs des chemins

    Doucement se réveillaient.



    J’aimais bien me reposer

    Sur l’herbe humide des champs

    Là, que c’était bon rêver,

    J’oubliais le fil du temps.



    Quand retrouverais-je l'enfant

    Qui courait dans sa campagne,

    Qui se roulait dans les champs

    Avec les fleurs pour compagnes?



    Insouciante et femme enfant

    J’aimais les matins d’été.

    J'avais un cœur de seize ans;

    Mais tout ça, c'est le passé.

     

    N. GHIS.  / La Rose de Janvier 2016

    Souvenirs d'enfance

     

     

    Souvenirs d'enfance


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    La mère qu'elle n'a pas été

     

    La mère qu'elle n'a pas été

    (Histoire vécue)



    Femme et mère, jeune encore et souvent éprouvée,

    J'ai certains souvenirs profondément gravés

    Dans les plis de mon front qu'ont creusé mes pensées

    Et qui font deviner bien des choses passées.



    Mon existence me dit d'oublier mon enfance:

    Ces mois, très solitaires, dans des pensions hostiles

    Quand, ne pouvant gérer seule mon existence,

    Ma mère m'abandonnait pour des raisons futiles.



    Je souffrais de l'absence de cette mère volage

    Qui m'écrivait toujours qu'elle était en voyage,

    Qu'elle ne pouvait pas me consacrer du temps

    Mais qu'elle m'aimait, pourtant! Et elle signait:"Maman".



    De longs mois j'attendais les dimanches sa venue

    Guettant, folle d'angoisse sa silhouette aimée,

    Jalouse et malheureuse de la joie imprévue

    D'une autre camarade qu'on venait visiter.

     

    Le soir de ces visites clôturait mon espoir

    D'embrasser cette mère au corps insaisissable

    Et je me consolais en sentant son mouchoir

    Empreint de son parfum si doux! Si impalpable!



    Dans mon lit de pension, je pensais à ma mère

    Et revivais les heures: ces doux moments prés d'elle;

    Mais, quand j'ouvrais les yeux, ce n'était que chimère

    Et mon cœur en voulait à cette mère cruelle!



    Bien souvent, j'ai touché le fond du désespoir

    Quant, au hasard des nuits, le cafard me prenait.

    Sur mon lit de ferraille, dans le noir, je pleurais

    En fixant, sans la voir, la veilleuse du dortoir.



    Les pleurs n'avaient pas cours dans ces pensions sans nom.

    Nous n'avions pas le droit de nous laisser aller.

    Nous étions surveillées et gare aux punitions

    Pour celles que l'on prenait, dans un coin, à pleurer.



    Je me souviens d'un soir où le cœur en lambeaux,

    Mon esprit submergé par la mélancolie,

    Les yeux mouillés de larmes et mon âme meurtrie,

    Je ne pus endiguer un flot de gros sanglots.



    Bien entendu, je fus, sur l'heure même, punie:

    Mise dans un cachot sombre, froid et réduit

    Où je restais trois jours dans la peur et la faim,

    N'ayant, pour nourriture, que de l'eau et du pain.



    Pour une simple toilette, on venait me chercher

    J'allais me soulager deux à trois fois par jour,

    Toujours accompagnée par " sœur trousseau de clefs"

    Que je nommais ainsi, surtout pas par amour!

     

    Je n'avais que huit ans à cette époque-là;

    Mais le cœur d'un enfant, à cet âge, n'oublie pas!

    J'ai passé mon enfance à attendre ma mère

    Qui n'a su qu'être femme; mais jamais être mère.



    Est-ce que je lui en veux? Oui. J'ai de la rancune.

    Tout ce que j'ai souffert quand j'étais solitaire,

    S'en ai t-elle rendu compte? En a t-elle amertume?

    Qu'elles étaient ses pensées? Je préfère me taire.



    Lui ai-je pardonner? Je ne saurai vous dire.

    Le temps et la distance m'ont fait "dessouvenir"

    Des traits de son visage, imperceptible image,

    Qui n'est plus qu'incertaine au détour d'un nuage...



    Ces années de pensions, je les lui dois: amères.

    Que de larmes perdues baignant mes déceptions!

    Ses absences de ma vie, ses retours, ses "Pardon!"

    N'étaient que des mensonges pour calmer mes colères.



    Je suis devenu femme et je me suis mariée.

    J'ai eu deux beaux enfants que j'ai su cajoler.

    Un mari exemplaire, une vie bien rangée,

    On fait de moi la mère qu'elle n'a pas été.



    N. GHIS.

    La mère qu'elle n'a pas été

     

    Texte écrit en 1981

    La Rose De Janvier 2016

     


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    La muse du poète

    La muse du poète

     

    La muse du poète



    Il garde un lourd secret bien caché dans son cœur:
    Rêve d'un jour, d'une nuit, d'un jardin secret
    Ou dorment ses pensées pareilles aux jolies fleurs
    Qui poussent en son ennui à travers ses regret.

    Il était une foi une muse en émoi
    Qui cherchait le poète pour lui conter sa foi,
    Lui redonner l'envie de chanter les louanges
    De l'amour éternel qui fait chanter les anges.

    Elle lui donna tant que ses mots s'envolèrent,
    Coulant comme des notes accordées à sa lyre,
    Emportés par le vent léger de ses délires
    Qui, jusqu'à elle, en des vers délirants se posèrent.

    Dans la brise parfumée d'un soir de printemps,
    Vénus en cet instant désire le poète; 
    Mais sa muse est la seule qu'il cherche dans sa quête:
    L'inspiration lui vient de son merveilleux chant.

    Heureux il se soumet à cet accouchement
    De tous les mots choisit que lui souffle sa muse.
    Il en est amoureux et souffre en même temps
    De cet éloignement qui fait que ses mot s'usent. 

    Mais sa muse dans l'ombre veille à ses attentes.
    Elle accorde au zéphyr le sens de ses pensées
    Pour souffler au poète les mots apprivoisés
    Qui sauront l'inspirer et la rendre présente.

    Dans la brise embaumé' de ce soir de printemps,
    Le poète amoureux lui chante ses louanges
    Et la belle répond, muse parmi les anges,
    Messagère d'amour, elle est de tous les temps.

     

    N. Ghis.

    Texte écrit en 2012

    La Rose de Janvier 2016


    La muse du poète


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     Il pleut sur ma vieIl pleut sur ma vieIl pleut sur ma vie

    Poésie écrite lors de mes 19 ans:

    J'étais encore chez les sœurs.

    Il pleut sur ma vie

     

    Il pleut sur ma vie



    Il pleut sur la ville comme il pleut sur mon cœur.

    Quelle est cette tristesse qui envahit mon cœur?

    Il pleut sur la ville comme il pleut sur mon cœur.

    Serait-ce de la pluie que me vient ma tristesse?

    Il pleut sur ma vie

    Je suis comme une plante qui se meurt, alanguie.

    Qui peut m’intéresser? Qui puis-je intéresser?

    Je me sens vide et seule. Mon horizon est noir.

    Le nez à la fenêtre, je regarde le soir

    Il pleut sur ma vie

    Qui tombe lentement tandis que la pluie cesse.

    Et il pleut dans mon cœur. Et il pleut dans mes nuits.

    Pourquoi rester ici perdue sur cette terre?

    Quelle en est la raison? Quel est ce grand mystère?

    Il pleut sur ma vie

    Mon cœur est impatient. Mon corps est impatient !

    J’ai tant d’amour en moi que je ne peux donner.

    C’est pour ça que j’ai mal. Pour ça que je suis triste.

    Et défilent mes nuits où les heures passent et fuient.

    Il pleut sur ma vie

    Je suis si triste, si seule. Mon horizon est noir.

    Le nez à la fenêtre, je regarde le soir

    Qui tombe lentement tandis que la pluie cesse.

    Mais il pleut dans mon cœur. Et il pleut dans mes nuits.

    Il pleut sur ma vie

    Le vide est dans ma vie et je suis solitaire.

    Devrais-je rester là, une âme en perdition?

    Ne viendra-t-il personne pour prendre soin de moi?

    Mais viendra-t-il cet homme que je ne connais pas?

    Il pleut sur ma vie

    J’aimerais un ami. Connaître un jour l’amour!

    Apprécier le bonheur d' être aimée par un homme...

    La pluie s’est arrêtée; mais je pleure dans mon lit.

    Mais il pleure dans mon cœur… et il pleut sur ma vie.

     

    N. Ghis.

    Texte écrit en 1966


    Il pleut sur ma vieIl pleut sur ma vieIl pleut sur ma vie

     

    Il pleut sur ma vie 

    La main et la plume/ La Rose De Janvier 2016.

    Texte écrit en 1965

     

     Il pleut sur ma vieIl pleut sur ma vieIl pleut sur ma vie


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