•    

     

     

    Si vous avez la passion de l'écriture  

     Et selon votre patience

     Essayez-vous en vous amusant à la poésie.

    Le savoir faire du poète

     

    Petits conseils utiles ou inutiles en poésie.

     

    Le savoir faire du poète

    Le savoir faire du poète

     

    Pour composer un bon poème,

    Stances, ballades ou couplets,

    Voici des conseils que, moi même,

    Trouve, malgré tout incomplets.

     

    Car nous avons autant d'embûches

    A surmonter à tous les mots,

    Que d'abeilles dans une ruche

    Et qu'en pouponnière, marmots.

     

    Il faut d'abord prendre un bon livre

    Pour bien comprendre la leçon;

    Bataille que le noble livre,

    Sur cheval en caparaçon!

     

    La prose n'a point de mesure;

    Mais les vers ont tous plus d'un pied.

    Observez donc rythme et césure,

    Pour les présenter comme il sied.

     

    Car un seul manquant dans la ligne

    Elle est boiteuse et ne va pas;

    Mais un de trop: l'affaire indigne!

    Vous fera commettre un faux pas.

     

    Puis il faut connaître les rimes,

    Puis les placer au bout des vers:

    On risque fort, dans ces abîmes,

    De se trouver tête à l'envers!

     

    Vous êtes content, je suppose,

    De cueillir la rose aujourd'hui?

    Mais, sur l'épine elle repose,

    Mauvaise consonne d'appui!

     

    Qu'elles soient brèves ou bien longues,

    Choisissez sans trop hésiter

    Syllabes, voyelles, diphtongues:

    Écueils que l'on doit éviter...

     

    La liaison est dangereuse:

    Croc-en jambe et "J'ENJAMBEMENT",

    Croyant votre façon heureuse,

    Vous sautez, alors, sottement.

     

    Le "E" muet est très indigeste:

    Comment sans crainte le placer?

    Élidez-le ou d'un seul geste,

    Mieux vaut simplement l'effacer.

     

    Mais le plus grand! Le vrais coupabl' !

    Et je peux vous en dire plus!

    Le plus fort, le plus redoutabl',

    C'est le tout-petit "HIATUS"

     

    Dont personne ne se soucie;

    Mais qu'on rencontre à tout instant.

    C'est au concours de poésie,

    L'hécatombe des combattants!

     

    La "cheville" attire l'entorse:

    Elle tend son piège: aïe! Aïe! Aïe!

    Vous venez de tomber sans force:

    Il faut revoir votre travail!...

     

    Pour s'éloigner du précipice,

    Raréfiez les adjectifs

    Et faites aussi sacrifice,

    Des participes" plumitifs"...

     

    Ne venez pas en photographe

    Présenter le meilleurs "cliché":

    Soignez encor' votr' "Orthographe":

    Ponctuez! Rien de négligé!

     

    N'oubliez pas les "Majuscules":

    Majorettes du régiment.

    Les vers paraissent "ridicules"

    Sans éclat et sans ornement.

     

    Je n'en finirai pas de dire

    Toutes les règles de cet "Art"!

    Il vaut mieux que je me retire

    Et disparaisse sans retard...

     

    Aussi, Trêve de commentaires!

    Puisqu'il rest' encor' les "Il faut"!

    Mon seul devoir est de me taire:

    L’excès en tout est un défaut!

    Le savoir faire du poète

    Le savoir faire du poète

     

    OSLO : MON AMOUR DE CHAT!   

    Ghislaine Nicolas.

    Primée en 1971

    Par l'académie française de la poésie,

    Rue du Dr Martin saint René

    75000 Paris.

    La Rose De Janvier 2016

     Le savoir faire du poète

     

     

    Le savoir faire du poète

     

    Comme il est des notes de musique

    Qui doivent être accordées avec le piano,

    Ainsi en est-il des mots qui doivent être accordés avec l'action

    Pour qu'il aient un sens.

    Selon votre patience... 

     

    2°) Cours

     Poésie régulière

    Premières notions simples mais indispensables

    ***************************

    Le vers : autrement dit, (les pieds)

     

    Les plus usités : (les plus utilisés)

     

    Octosyllabiques  =  8 pieds

    Alexandrin = 12 pieds.

                  Décasyllabiques  =  10 pieds.                     

                -----               

                 Hémistiche  =  Moitié du vers:                 

    (nombre de pieds divisés en deux)

       EXPLICATION:

    En général, une Césure se coupe au milieu du vers:

     4/4

     5/5

      6/6

       ************

         LE TRIMESTRE 

     Il se décompose comme suit:

          Il se partage en trois, c'est à dire:   

         4/4/4.

     ************

    Le Quatrain  =  4 vers

     Le Sizain (ou sixain)  =  6 vers

      ************

     Le distique  =  2 vers

     Le tercet  = 3 vers

     Le dizain  = 10 vers

    Le savoir faire du poète

      "L'hiatus

     C'est le piège absolut! 

    A éviter à tout prix!

     Une voyelle finale sonore à la fin d'un mot

     Suivi d'une autre voyelle sonore

     Au commencement d'un second mot, ce qu'on appelle:

     Le "e" muet, est égale à 1 pied en trop

     dans le corps du vers:

     élider à la césure pour ne pas détruire le rythme

     de la musique qui constitue les vers:

      qu'ils aient 3-ou 4-ou 6-ou 8-ou-10 pieds. 

      

       N. Ghis.  2009

    La Rose De JANVIER 2016 

     

    Le savoir faire du poète

     

    3°) Cours

    Poèmes à forme fixes:

    Le Rondel.

    Texture Schématique de rigueur sur deux rimes en vers de huit pieds:

    Exemple..

    Com-ment-peut-on-faire-autre-ment=8pieds.

    Pour-nous-ai-mer-tout-sim-ple-ment=8pieds.

    ****

     Première rime +

                                         Deuxième rimes _  (Répétition du premier 

                                          Troisième rime _  ( et du deuxième vers. 

      Quatrième rime +

    ******

    4 vers en sens contraire:

    +

    -

    +

    -

    ****

    Et en dernier: 5 vers

    Première rime +

    Deuxième rime  -

    Troisième rime -

    Quatrième rime+

    Cinquième rime+

     

    Dans ce contexte, on répète le premier vers en cet ordre

    Avec une cinquième rime.

    Les mots trouvés ont peu d’importance ; mais la rime CHOISIT, elle, OUI !

     Je le répète: la rime est en fin de vers.

    *****

    Voici un Rondel

    *****

    La clef des champs 

    Le savoir faire du poète

    Prenons, le maître nous la donne

    Ce bel été veut qu'il pardonne

    Nos petits défauts et penchants.

     Nous aimons les jours et les chants

    Le savoir faire du poète

    Tout ce qui vit et nous étonne

    Prenons vite la clef des champs

    Prenons, le maître nous la donne.  

    Si Tôt viendront les jours méchants

     Le savoir faire du poète 

    Où le vent souffle et le ciel tonne,

    Et volent les feuilles d'automne

    Avec des regrets affligeants...

    Prenons vite la clef des champs.

    Le savoir faire du poète 

    Le Sonnet  

    Il se décompose comme suit:

    14 vers en tout.

    ****

    La vie, la mort.

     

    La vie est un roman austère ou fantaisiste

    Dont nul ne peut prévoir l'ordre et le dénouement

    Et le chemin suivi jusqu'au dernier moment

    Se fait dans un brouillard cotonneux qui persiste

    **** 

    Si le frêle roseau plie au vent et résiste

    L'arbre est parfois détruit par l'aveugle élément

    Pour les uns, en plein jour, pour les autres nuitamment

    La mort vient ricaner, surgit à l'improviste.

    **** 

    Chacun garde secret son meilleur souvenir

    L'enfance à des rayons que rien ne peut ternir

    La jeunesse et l'espoir de parvenir au faite...

     ****  

    Mais comment refuser un instant de bonheur

    Quand l'amour, triomphant est le roi de la fête

    Et que n'apparaît pas l'ombre d'un rançonneur.

     Selon votre patience...

    (En principe, on ne doit pas employer deux fois le même mot.)

    Je vous souhaite bon amusement et beaucoup de patience !

    En apprenant les principes de base et règles fondamentales de la poésie;

    Mais ce n'est pas une obligation! (sourire)

    Je n'aime pas trop ce qui est fastidieux, et la poésie dite «classique» est très fastidieuse, ennuyeuse, pour ma part, d'autant plus que l'on ne parle plus le vieux «François» :(Français) pour ceux qui ne connaissent pas ce mot comme nos jeunes d'aujourd'hui...



    N. GHIS. 

    Ou selon votre préférence :

    « La main et la plume », ou bien encore :

    « la Musique Des Mots »

      

     Selon votre patience...

    Selon votre patience -3-Selon votre patience -3-

    Sophie (site web) Le 11/03/2010 

    Bonsoir Ghis,

    Au fil de vos pages, j'ai pu découvrir de magnifiques écrits, comme la leçon de poésie que j'ai beaucoup appréciée, merci de ce partage très utile pour tous poètes consciencieux... Je reviendrai vous visiter car votre site m'a conquis!

    Ps: j'en profite pour vous remercier de votre commentaire que vous m'avez laissé sur mon poème "Au creux de ton plaisir", un écrit érotique. Je suis ravie qu'il vous ait plu!

    Bonne soirée
    Avec toute mon amitié
    Sophie

    Selon votre patience -3-Selon votre patience -3-

      

    Selon votre patience -1-


    5 commentaires
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    Elle n'y croit plus Cette poésie fut écrite pour une amie du net.

    Vers libres 

    Elle n'y croit plus

     

      Elle n'y croit plus

       

    Elle dissimule en son regard la trace d'un souvenir fort :

    D'une passion qui gronde encore, et fait grandir son désespoir.

     En nourrissant cette passion : amour qu'elle croit sans espoir,

    Elle  sens vaciller sa raison. Que lui réserve encore le sort ? 

     

    Elle vit ça comme un abandon : la vie, la mort, quelle importance !

    Elle sent s'effondrer ses défenses, et ne s'accorde aucun pardon.

    Elle est méfiante à toutes histoires pouvant nourrir ses illusions.

    Malgré tout, elle voudrait y croire comme au temps de l'adolescence.

     

    J'aimerai bien pouvoir lui dire que son cœur peut encore guérir !

    Que sa vie peut bien refleurir sur les chemins de grands frissons !

    Mais c'est une guerrière dans l'âme : battante, et pleine de courage,

    Pourtant elle laisse mourir la flamme qui consume son corps trop sage.

     

     Je voudrais bien sécher ses larmes ; mais je sens qu'elle ne le veut pas.

    Elle à bien tort, et je la blâme, car l'existence n'attends pas.

    " Ne refuse pas l'appui d'un homme qui n'attend que ça.

    Il  faudrait que tu penses à lui comme à l'amant épris de toi.

     

    Même  si le désespoir te ronge et si ta peine, tu là lui dois,

    Il ne faut pas jeter l'éponge ! Que sais-tu toi, de son combat ? 

    Le bonheur est une bataille qu'il nous faut gagner chaque jour

    En avançant, vaille que vaille, sur nos peines et  sur nos amours.

     

    Nos existences sont toujours une perpétuelle renaissance.

    Si notre cœur prête à l'amour la valeur de  sa quintessence,

    C'est que l'amour en est l'essence,  et la  raison même de nos sens:

    C'est ce désir qui nous rend fou au point d'une réelle dépendance.

     

    Il ne faut pas s'avouer vaincu par ce qui peut nous décevoir !

    Il faut toujours garder espoir même lorsque tout semble perdu.

    Elle garde secret en son cœur l'envie d'un amour fusionnel

    Pourtant, elle sait que le bonheur n'est pas un état perpétuel. 

     

    Elle cache aussi dans son regard les graines amers de la passion;

    Mais elle croit qu'il est bien trop tard, même si elle n'a  pas raison.  

    On peut vivre plusieurs départs ! Rien n'est jamais perdu d'avance !

    Ce n'est pas la fin de l'histoire ! La vie nous donne plusieurs chances !

     

    Quand enfin l'on tient notre chance, on peut renaître à la passion

    Car, lâcher prise n'est pas bon ! Toute vie a son importance !

     Pourquoi nourrir cette douleur qui empêche la clairvoyance ?

    Pourquoi laisser passer les heures dans l'ombre trouble du non-sens ?

     

    Son envie  d'être encor' aimé' la fait redouter ce bonheur

    Que peux lui apporter l'amour du seul homme comprenant son cœur.

     Son corps de femm' ne veut pas voir que l'éclaircie met à mort l'ombre.

    Qu'il suffit d'un rien pour y croire : d'un baiser, d'un mot, d'une seconde, 

     

    Mais la mal-aimée ne veut pas. Elle se punit du droit d'aimer.

    Pourtant, l'amour est là, tout prêt ! Il n'attends d'elle qu'un faux pas.

    " Le cœur, on sait, à ses raisons que même la raison ignore ! " 

     Si elle ne veut plus aimer : la vie, l'amour, sont mis à mort.

     

    Elle n'y croit plus

    N. Ghis : texte écrit en 2001

    Elle n'y croit plus Cette poésie fut écrite pour une amie du net.

       

    Elle n'y croit plus Cette poésie fut écrite pour une amie du net.Elle n'y croit plus Cette poésie fut écrite pour une amie du net.

     1. Catherine 27/07/2009

    J'ai lu vos poèmes et celui pour lequel j'ai mis un com me correspond tout à fait et j'en souffre beaucoup. 
    On aurai pu penser que je l'avais écrit, il y en a d'autres aussi qui me correspondraient ; mais c'est pour celui là que j'ai eu un pincement au cœur...
    J'aime ce que vous écrivez et surtout ne vous arrêtez pas ! Amitié, Catherine 

    Elle n'y croit plus Cette poésie fut écrite pour une amie du net.Elle n'y croit plus Cette poésie fut écrite pour une amie du net.


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    Anne-Lise

    Le poème  est en forme de faux d'Alexandrin

    Lorsque vous voyez un petit trait en dessous d'une lettre, il faut la prononcer.

    Lorsque vous apercevez une apostrophe à la place d'une lettre, c'est qu'il ne faut pas la

    prononcer.

    Anne-Lise

     

    Anne-Lise

     

    Des cheveux ondulés, enneigés et soyeux,

    Encadrant un visage où perle la tristesse.

    Une vie monotone n'ayant pour seule richesse

    Que les services rendus et les prières à Dieu.

     

    Tous les matins, à l'aube, elle s'en va à l'église

    Pour changer l'eau des vases et remettre des fleurs.

    C'est un joli prénom que celui d’Anne-Lise!

    Peut-être un peu vieillot; mais si plein de douceur.

     

    Par habitude, elle reste à la messe de sept heure,

    Fait toutes ses prières, examine son cœur.

    Consciemment elle remet en ordre ses idées,

    Sachant bien les chemin et les routes empruntées.

     

    Le dimanche, c'est elle qui joue de l'harmonium

    Et monsieur le curé la tient en grande estime !

    Pour être aimée de tous, elle fait le maximum,

    Même si bien souvent, pour rien, elle s'escrime.

     

    A la sortie du culte, lorsque sonne midi,

    Quand les groupes se forment afin de converser,

    Elle s'éclipse sans bruit pour ne pas déranger:

    Comme pour s'excuser de n'avoir pas d'amis.

     

    C'est une fois chez elle qu'elle découvre le vide

    Qui emplit sa demeure aussi vide que son cœur.

    Là, elle fait sans tricher, le bilan de ses rides

    Et elle comptabilise, une à une, ses erreurs.

     

    Il ne lui reste rien de sa belle jeunesse

    Lorsqu'elle éconduisait les garçons de son âge

    Qui se glissaient souvent derrière elle à la messe

    Pour toucher ses cheveux ou frôler son corsage.

     

    Ils se pâmaient d'amour tandis qu'elle s'en fichait.

    Elle pensait, à l'époque,  avoir assez de temps

    Pour distinguer du nombre de ses soupirants

    Celui qui saurait être l'homme qu'elle aimerait.

     

    Mais elle n'a pas su et le temps est passé.

    L'âge vient perturber les souvenirs enfuis...

    Pour tromper son ennui elle picore des biscuits,

    Puis elle se fait du thé au citron parfumé.

     

    Elle se dit que les roses à trop avoir d'épines

    Sont comme les buisson de fleurs d'Aubépines,

    Décourageant les fous d'en cueillir la beauté:

    Promesses de bonheur lorsque l'on est aimé.

     

    Pourquoi les repousser en faisant la coquette ?

    Pourquoi les faire souffrir en les rendant jaloux ?

    Pourquoi d'un air hautain ébrouant ses froues-froues,

    En s'en allait rieuse, se moquant de leur quette ?

     

    Allez mes beaux messieurs ! Mon cœur n'est pas pour vous !

    Celui que j'aimerai devra me mériter.

    Je n'ai pas décidé : ce sera vous ou vous,

    Ou bien un chevalier venu pour me chercher...

     

    Elle s'en amusait la jeune écervelée ;

    Mais à force de rire des garçons de son âge,

    Le temps faisant son oeuvre, a flétris sa beauté :

    Les heures défilant sur elle firent des ravages.

     

    Elle comprit son erreur, comprit sa vanité,

    Réalisant soudain son espoir insensé

    De rencontrer quelqu'un qui comblerait son âme,

    Doté de qualités qui feraient tout son charme.

     

    " Jeunes filles vaniteuses de votre beauté !

    Prenez garde qu'un jour, pour vous, la cloche sonne,

    Car le temps est très court et lasse bien des hommes

    Si vous laissez passer la chance d'être aimée..."

     

    De vivre solitaire, elle n'a plus envie ; 

    Mais ne sait pas comment rompre sa solitude. 

    Elle sent fuir de son corps tout ce qui fait la vie, 

    S'enfonçant, peu à peu, dans sa décrépitude.

     

    Le miroir qui reflète son mince corps de liane,

    Lui dit que c'est finit, que trop vite il se fane

    Et qu'elle ne sera plus celle qui fait rêver.

    Et qu'il n'y aura plus de beaux jours pour aimer.

     

    Aucun prince charmant sur son blanc destrier

    Ne viendra l'arracher à sa morne existence.

    Et il lui faut subir l'outrage des années

    Sans être accompagnée d'une tendre présence.

     

    Elle occupe son temps par une broderie,

    Mais ses mains frémissantes refusent tout effort :

    Comme si, dans leurs veines, se distillait la mort

    Pourtant, elles étaient longues ses mains, douces et jolies !...

     

    Cette maison où dorment des souvenirs heureux

    La rend mélancolique, embuant ses yeux bleus.

    Sa raison, son tourment, l'empêchent de lutter

    Et elle voudrait mourir, en finir, s'en aller.

     

    La pluie, cette ennuyeuse, s'est mise à déferler :

    C'est l'intruse qui tape aux vitres du salon,

    Et l'âme d'Anne-Lise se met à l'unisson

    De la nature qui pleur' sans jamais s'arrêter.

     

    Anne-Lise n'a plus la force de faire face

    Aux jours qui se succèdent et forment les années.

    Jusqu'au bout, elle devra subir sa destiné.

    Elle n’en a plus envie ; mais sa vie est tenace.

     

    Quand donc viendra le jour où, enfin délivrée,

    Elle pourra sans regret déposer son fardeau

    De craintes, de douleurs, et de longs, longs sanglots :

    Offrande douce amère d'une vie sans intérêt.

     

    Au loin, teinte une cloche : c'est l'angélus qui sonne.

    La vieille fille émerge de sa mélancolie.

    La seule façon pour elle d'assumer sa vie,

    C'est de s'abandonner à un dieu qui pardonne

     

    Et qui seul peut combler son existence usée.

    Si elle est vieille fille, si elle n'est pas mariée,

    C'est que Dieu l'a voulu et ainsi décidé

    Et puis, de toutes façons, à quoi bon regretter.

     

    Les voix de son seigneur sont bien impénétrables :

    Invisibles pour elle, comme pour ses semblables.

    Il faut bien rétablir un peu l’ordre des choses !

    Que peut-elle espérer d'une vie trop morose ?

     

    A quoi bon regretter ! A quoi bon s'obstiner

    Quand la stérilité de sa vie lui fait face ?

    Anne-lise comprend qu'il lui faut accepter

    Ce que la providence daigne lui accorder.

     

    Elle se dit que bientôt pour un très long voyage

    Elle prendra son billet : pas besoin de bagages.

    Elle ne regrette rien la douce écervelée ;

    Mais d'être resté' sage sera son seul regret.

     

    N. Ghis

     

    Poème écrit en Mars 1995

     

    Anne-Lise

     


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    Miroirs de mon âme

     

    Miroirs de mon âme

     

    Par quel miracle êtes-vous là?
    Que faites-vous dans ce visage?
    D'où venez-vous? De quelles îles

    Pour aborder à mon rivage?...


    De quel port? De quel bastingage
    Vous aura jeté cet orage?
    Vous! Voyageurs de l'inconnu?
    Les naufragés de mes tempêtes!


    Serais-je cette terre promise
    A je ne sais trop quel destin?
    Pour que, prisonniers de ma rive,
    Vous essuyez de tels embruns

     

    Qui en coulant laissent la trace

    D'un sillon humide et tenace

    Sur le sable de ce visage

    Qui n'est plus qu'un sombre rivage!


    La nuit descend en filigrane...


    Miroirs ensommeillés de l'âme,
    Vous qui venez de l'infini!
    Fenêtre du monde intérieur!
    Les miroirs discrets de mon cœur!


    Petits lacs de mes émotions
    Qui font, de mes larmes, un torrent!
    Vous! Les témoins de mes frissons!
    Témoins de mes désillusions!


    Serais-je cette terre promise
    A je ne sais trop quel destin?
    Pour que, prisonniers de ma rive,
    Vous essuyez de tels embruns

    Qui, en coulant, laissent la trace
    D'un sillon humide et tenace
    Sur le sable de ce rivage
    Qui n'est plus qu'un sombre visage!


    La nuit descend en filigrane...

    Miroirs ensommeillés de l'âme!
    Doux reflets de mes yeux rougis!
    Mettez en veilleuse la flamme
    Qui vous a conduit jusqu'ici!



    Vous êtes arrivés sur ma plage!
    Vous êtes à votre port d'attache!
    Miroirs ensommeillés de l'âme!
    Je suis votre terre endormie!...

    Miroirs de mon âme 

    N. GHIS.

    Miroirs de mon âme

    Texte écrit en 1975

    Miroirs de mon âme


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    Une goutte de lune

     

     

     

    Une goutte de lune

    Une goutte de lune : poème fiction

    La nuit est étoilée, mais je n'y prends pas garde.

    Mes pensées sont ailleurs: perdues dans l'infini.

    Une épine s'est logée en mon cœur par mégarde

    Et la douleur me ronge lorsque je pense à lui.

    Une goutte de lune : poème fiction

    Je songe et me débat pour le quitter sans bruit.

    Ma lutte est sans espoir dans ce piège adultère

    Et mon corps en émoi ne veux pas ce gâchis

    Car j'ai besoin de lui: sans ses mots, c'est l'enfer.

    Une goutte de lune : poème fiction

    Il est ma raison d'être et mon souffle de vie.

    Je suis son *égérie, la muse du poète,

    Mais je me sens coupable et souvent je m'inquiète

    De vivre en jouissant d'un amour interdit.

    Une goutte de lune : poème fiction

    Mes doutes et mes erreurs, je n'en suis plus maîtresse!

    J'ai besoin que l'on m'aime pour ce que je suis!

    Il m'aime ! Je le sais, et pourtant je le fuis ;

    Mais ne peux me passer d'accepter sa tendresse.

    Une goutte de lune : poème fiction

    Je suis son âme sœur. Il est mon idéal

    Cependant, au départ, rien ne nous réunit.

    Une goutte de lune a piégé mon ennui

    Et je suis son aimée, sa femme et sa *vestale...

     

    N. Ghis.

    Une goutte de lune : poème fiction

    Une goutte de lune : poème fiction

    Une goutte de lune : poème fiction

    Texte écrit en 2003 

    **Vestale (déesse du foyer)

    ** Égérie (l'inspiratrice d'un artiste) 

    Une goutte de lune  

    Nicol (site web) Le 22/10/2012

    Beaucoup d'esthétisme dans ce site ! Un gros travail d'écriture et, je suppose, une recherche toute à ton avantage! Dès que je le peux, je viens me perdre chez toi. C'est un bonheur que de se reposer de notre journée en rêvassant grâce à tes écrits. Toutes mes félicitations! Amitié, Nicole.

    Une goutte de lune  

    Michelle (site web) Le 01/08/2016

    Bonjour Ghislaine,
    Comme on se sent bien sur ton site ! On y resterait des heures ! Est-ce toi la jolie dame juste à gauche? Gros bisous et
    à bientôt! Michelle.

    Une goutte de lune  

    Sophie (site web) Le 08/05/2010

    Bonjour Ghis,

    Sachez que votre site me plait beaucoup, et que je le visite régulièrement ( même si je ne commente pas toujours ), ainsi hier j'ai pu constater que nous avions les mêmes goûts. Je pense à la vidéo de "Claude Barzotti, le poète", une chanson merveilleuse, en effet!
    Merci encore pour toutes vos interventions sur mon site qui me sont très agréables
    Très bonne Journée! A bientôt, Sophie.

    Une goutte de lune


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