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    Dis merci à la vie

      

     

    Dis merci à la vie



    Vole la corneille! Chantent les oiseaux!

    Brille le soleil! Chante le ruisseau!

    Pose-toi papillon! Oui, ici, sur ce tronc!

    Tes couleurs sont jolies! Dis merci la vie!

    Bonjour petit lapin. Toi aussi, tu es beau!

    Viens manger dans ma main. Là, n’aie pas peur, viens.

    La pie est très curieuse. Que tient cette voleuse

    De si gros dans son bec? C’est un bout de pain sec.

    Ce que l’on se sent bien dans l’air doux du matin!

    Que la nature sens bon loin de la pollution!

    Mon cœur emplit d’amour me rend toute joyeuse!

    Que dure mon séjours: je me sens si heureuse!

    Une herbe entre les dents, je flâne encore un peu,

    Retardant le moment d’abandonner ce lieu.

    La cloche du village me dit qu’il est midi.

    Qu’il faut que je me hâte pour aider mamie.

    Déjà, au loin, j’entends grand-mère qui m’appelle:

    - "Gamine sans cervelle! Que fais-tu en bâtant la campagne?

    - "Je glane, grand-mère. Je glane des raisins, des groseilles,

    Des framboises et je plane, grand mère:

    Je plane devant tant de merveilles

    Et la beauté des champs!

     

    N. GHIS.

     

    Texte écrit en 1970

    La Rose De Janvier 2016

    Dis merci à la vie

     


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    Insouciance

      

    Insouciance

     

    Les enfants qui s'aiment ne savent pas demain

    Ils sont sans problème et se tiennent la main:

    Ils sont beaux, ils sont jeunes, ne craignent pas la fin

    Et même lorsqu'ils jeûnent, l'amour nourrit leur faim.

     

    Ils aiment les matins bordés de lendemains

    Qui suivent leur chemin même sans drap de satin

    Où ils cueillent leur amour comme l'on cueille les jours:

    Ils n'ont pas de soucis, ils commencent leur vie.

     

    Les enfants qui s'aiment mordent dans l’infini

    Comm' on croque une pomme, comm' on croque à la vie

    Et leurs jours qui s'égrainent longs comme des semaines

    Sont comme leurs étés rythmés par les années

     

    Qu' ils ne voient pas filer sur les ailes du temps

    Sur les ailes du vent... Ils n'en n'ont pas conscience

    Parce qu'ils ont vingt ans, que les heures et le temps 

    Commandent aux jours qui passent, par l'horloge du temps

     

    L'insondable évidence, mécanisme de vie, 

     N'est là que pour régler les battement du cœur

    Et nos écervelés s'aiment comme des fous!

     Insouciants de tout, ils s'aiment un point c'est tout! 

     

    Ils ont encor' le temps de penser au trépas

    Même si le trépas ne choisit pas son heure

    Pour atteindre les gens dans leur plus belles années

    Mais de ça ils s'en fiches: ils aiment faire l'amour!

     

    Ils aiment croquer la vie! Il aiment passer le temps

    Sans se soucier des jours qui passent à tire d'ailes!

    Ils aiment se frôler, ils aiment se toucher,

    Ils aiment s'embrasser à la barbe des gens.

     

    C'est la valse infinie: une valse à trois temps

    Qui s'offre encore le temps de bâtir un roman

    Pour ces tous jeunes gens qui veulent s'offrir le temps

    De vivre encor' longtemps de merveilleux printemps.

     

    Lorsqu'il pleut, ils se cachent au creux de leur amour

    Ils n'ont pas de bagage, mais il savent qu'un jour

    Les enfants qui s'aiment vivront leurs rêves en bleu

    N'ayant de compte à rendre pas même à leurs plus vieux

     

    Ils seront seuls à deux à la barbe du monde

    A la barbe des cieux, à la barbe des dieux.

    Ils seront seuls toujours se tenant par la main. 

    Sans se soucier des jours passant sur leur amour. 

     

    Les enfants qui s'aiment ne craindront plus la peur 

    Ils pourront vivre ensemble heureux et amoureux

    Se grisant de mots tendres, ne vivant que pour eux.

    Justement parce qu'ils s'aiment, il seront forts pour deux.

     

    N. GHIS. Texte écrit en 1978

    Insouciance

    La main et la plume 47 :

    Aujourd'hui «La Rose De Janvier» 2016

     

     


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    Poésie Fiction

    N'écris pas! N'écris plus!

    N'écris pas! N'écris plus!



    Je suis tristement seule et je voudrais m'éteindre

    Mes pensées sans toi, c'est la nuit sans flambeau.

    J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre,

    Et frapper à mon cœur, c'est frapper au tombeau.

    N'écris pas! N'écris plus!

    N'apprenons à jamais qu'à mourir à nous-mêmes.

    Ne demande qu'à Dieu... Qu'à toi, si je t'aimais?

    Du fond de ton absence, me dire que tu m'aimes,

    C'est atteindre le ciel sans s'y rendre jamais.

    N'écris pas! N'écris plus!

    Je te crains, Ô faiblesse! J'ai peur de ma mémoire!

    Elle a gardé tes mots qui m'appellent souvent.

    Une chère écriture est un portrait vivant.

    Inutile d'aimer ce qu'on ne peut avoir!

    N'écris pas! N'écris plus!

    N'écris plus ces mots doux que je n'ose pas lire;

    Mais qui sont source vive pour abreuver ma soif.

    Ne montre pas l'eau pure à qui ne peut la boire!

    Mon corps se déshydrate: j'ai peur et je délire

    N'écris pas! N'écris plus!

    Il semble que ta voix se répand sur mon cœur

    Et qu'elle vient brûler à travers mes soupirs,

    Que tes lèvres sur les miennes viennent y mourir

    En laissant leurs empreintes rosées, sur mon cœur.

    N'écris plus! Non! N'écris plus!

    Il faut abandonner, arracher cet amour de nos vies.

    Il est temps encore de pouvoir essayer!

    Bien trop tard, nous nous sommes  connus, aimés.

    Nous n'avons pas le droit. N'écris pas! N'écris plus!

    Ne vivons plus nos rêves en lisant nos écrits.

    N'écris plus!

    Nous ne sommes pas libres. Il faut arrêter çà!

    Heureux ou malheureux, la chose importe peu!

    Si tu m'aime vraiment, il faut en rester là.

    Mieux vaut se résigner, et s'oublier, nous deux.

    Je t'en supplie ! N'écris plus!

    On s'est connu trop tard. Dans ma vie, c'est l'orage.

    Trop attaché à toi, ébranle mon courage:

    C'est trop dur, avoue-le, de couper le cordon

    Pour un amour " mirage " : une trop grande illusion.

    N'écris plus! Je t'en fais supplique.

    Nous vivions un beau rêve, un amour merveilleux!

    Nous n'étions, au jardin de Vénus, que nous deux.

    N'écris pas! N'écris plus, car c'est trop douloureux

    De se dire, et redire encore une fois... Adieu !

    Adieu... Adieu...

    N. GHIS.

     

    N'écris pas! N'écris plus!

    N. Ghis. 2016


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    Le bleu de l'été : toute ma jeunesse. Le bleu de l'été : toute ma jeunesse.

     

     

     

    Le bleu de l'été


    - 1 -
    Le temps d'une larme
    Le temps d'un sourire
    Le temps les efface
    Mais toi tu es là

    Et c'est moi qui regarde
    Dans tes yeux où s'attarde
    Cet amour qui nous garde
    Le bleu de l'été.

    - 2 -
    Le temps s'éparpille
    Le temps se gaspille
    De fil en aiguille
    Les jours font les nuits

    Mais des nuits éternelles
    Quand c'est toi qui m'appelles
    Jusqu'à la citadelle
    Du bleu de l'été.

    - 3 -
    Le temps d'une larme
    Le temps qui efface
    Le temps qui désarme
    Le temps d'en finir

    Et c'est moi qui regarde
    Dans tes yeux où s'attarde
    Cet amour qui nous garde
    Le bleu de l'été. (bis)

     

    Le bleu de l'été : toute ma jeunesse.

    Paroles: Tiomkin - Webster - Contet

    Musique: Tiomkin - Webster (1961)

    Interprètes: Les Compagnons de la Chanson

     Le bleu de l'été : toute ma jeunesse.


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