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    Le Confident

    NON ! Reste encore ! 

    Georges Chelon * Seule *

    Seule * 1975 *

    Sampa  Georges Chelon

     


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    Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie

     

    Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie

    Pierre de Ronsard

    Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
    Assise auprès du feu, dévidant et filant,
    Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
    « Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle ! »

    Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
    Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
    Qui au bruit de Ronsard ne s’aille réveillant,
    Bénissant votre nom de louange immortelle.

    Je serais sous la terre, et, fantôme sans os,
    Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ;
    Vous serez au foyer une vieille accroupie,

    Regrettant mon amour et votre fier dédain.
    Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
    Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

    Pierre de Ronsard : 

    Sonnets pour Hélène, 1578


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    Petite fille tu as le temps

    Petite fille tu as le temps

    (Ballade)

    Petite fille tu as le temps
    De vouloir faire comme les grands
    Ne cherche pas les yeux des hommes
    Pour voir si tu leurs plaît aux hommes

    Petite fille tu as seize ans
    Mais ton cœur n'est pas assez grand
    Pour contenir ce bel amour
    Que tu veux maître de tes jours

    REFRAIN
    Mais si tu espère en l'amour
    Et que tu croies en lui
    Pour toi il viendra ce grand jour
    Qui changera ta vie


    L'amour à l'odeur du printemps
    Et la couleur du temps
    L'amour est un beau sentiment
    Mais toi tu as le temps

    COUPLET

    Il ne faut pas rougir ta bouche:

    Elle à la couleur d'un fruit mûr

    Laisse tes yeux sans artifices

    Ils sont si beaux tes yeux, si purs!

    Amuses-toi prends tout ton temps
    Ne condamne pas ta jeunesse
    Pour un garçon pour une faiblesse
    D'être une femme tu as le temps

    REFRAIN
    Mais si tu espère en l'amour
    Et que tu croies en lui
    Pour toi il viendra ce grand jour
    Qui changera ta vie


    L'amour à l'odeur du printemps
    Et la couleur du temps
    L'amour est un beau sentiment
    Mais toi tu as le temps


    FIN
    Il serait vraiment dommage
    Qu'à ton âge tu fasses l'erreur
    De te donner attends ton heure
    Y'a encore du blanc sur ta page...

     

    N.GHIS.

     

    Photo de La main et la plume.

    Texte écrit en 2003

     La Rose De Janvier 2016 

     


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     La RêveuseLa Rêveuse

    La Rêveuse

     

    La Rêveuse

     

    La rêveuse cherche l'amour.

    Où est celui qui lui est destiné:

    Dans un coin reculé de la terre,

    Où doit-elle le chercher?

     

    Elle dort pour rêver de le rencontrer.

    Pour apaiser sa soif d'amour, elle dort.

    Derrière son regard espiègle et d'or,

    Elle dissimule ce feu qui couve en elle,

     

     Alimente et fait rougir la braise

    Couvant en ses entrailles et la dévore.

    Désespérée, elle attend son prince.

    Lui seul saura réveiller le brasier :

     

    Ce brasier faiblissant en son corps,

    Ce brasier qui, doucement s'endort

    Jusqu'à n'être plus que cendres froides,

    Présage d'une sournoise mort.

     

    Dort, belle au bois dormant. Dort.

    Dort pour que ton rêve se réalise.

    Dort pour que le temps d'un songe,

    Tu rencontres enfin ton prince. Dort...


    N. Ghis.

     

    La rêveuse

     La main et la plume 1947.

    Texte écrit en Juin 2000

    La RêveuseLa Rêveuse


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    Contemplation solitaire

     

    Contemplation solitaire



    Sous un ciel d'agonie voilé de brume pâle

    Assise sur le sable, je contemple la mer.

    Le vent, en mugissant, se repent en rafales

    Et mêle à mes cheveux humides sa colère.

     

    Il se calme un instant puis, reprend de plus belle

    Et, comme s'il regrettait sa soudaine accalmie

    Redoublant ses assaut avec effronterie

    Il frappe et couche à terre les arbustes rebelles.

     

    De la crinière des vagues par l’écume blanchie,

    Se forment des rouleaux qui grondent et s’amplifient,

    Semblants prendre aux troupeaux de chevaux emballés

    Le bruit de leur galop mille fois multiplié.

     

    La nature sauvage que mes sens devinent

    Se révèle grandiose à mon âme chagrine.

    Je me sens si petite, presqu’ un grain de poussière

    Devant l'indéfini du ciel et de la terre.

     

    Et je suis là, vaincu, devant la vaste mer.

    Songeant à cet espace qui m’apparaît sans borne,

    Je me sens écrasée par l’immense univers

    Qui renferme la vie sous des milliers de formes.

     

    N. GHIS.  

     

     Contemplation solitaire

     la main et la plume : texte écrit en 1975

     


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